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Yorkshire Terrier

aussi appelé Yorkshire, Yorkie

vifhardiaffectueuxconfiantgrand caractèrevigilant
Yorkshire Terrier (robe bleu acier foncé sur le corps, feu doré sur la tête, le poitrail et les membres) adulte en extérieur

Carte d'identité

Groupe FCI
Groupe 3, Terriers
Origine
Angleterre
Taille
Très petit
Poids
2 – 3.2 kg
Hauteur au garrot
20 – 23 cm
Espérance de vie
13 – 16 ans
Poil
Long
Robes
bleu acier foncé sur le corps, feu doré sur la tête, le poitrail et les membres

Sous ses airs de chien de sac et sa longue robe soyeuse, le Yorkshire Terrier cache un tempérament de vrai terrier : courageux, vif et sûr de lui. Né dans les régions ouvrières du nord de l'Angleterre pour chasser les rongeurs, il a conservé de ce passé une belle assurance et un caractère bien trempé, sans commune mesure avec sa taille minuscule. C'est un chien affectueux, attaché à ses maîtres, éveillé et volontiers vigilant, qui n'hésite pas à donner de la voix. Sa petite taille en fait un compagnon idéal pour la vie en intérieur, mais elle s'accompagne d'une certaine fragilité et de besoins d'entretien élevés. Bien éduqué, loin d'être un simple chien d'ornement, le Yorkshire est un compagnon plein de vie et de personnalité.

Caractère

Compatibilité

Prix d'acquisition800 – 1 500 €à l'achat ou l'adoption
Budget annuel900 – 1 500 €/analimentation, vétérinaire, entretien

Information santé : contenu informatif général, rédigé à partir des sources publiques citées en bas de page. Il ne remplace pas une consultation vétérinaire : en cas de doute sur la santé de votre chien, consultez un vétérinaire.

Caractère

Le Yorkshire Terrier est un grand caractère dans un petit corps. Vif, curieux et audacieux, il aborde le monde avec l'assurance d'un chien bien plus grand. Cette hardiesse, héritage de ses origines de ratier, fait tout son charme, mais peut aussi le pousser à se croire invincible, y compris face à des chiens de belle taille. Il revient donc au maître de le protéger de sa propre témérité.

Attaché et affectueux avec les siens, il aime la proximité et déteste être laissé de côté. Vigilant, il repère le moindre bruit et alerte volontiers, ce qui en fait un aboyeur potentiel si le comportement n'est pas encadré. Vis-à-vis des inconnus, il peut se montrer réservé. Bien socialisé, il cohabite en général correctement avec d'autres animaux, même s'il conserve un fond d'instinct de chasse. C'est un chien éveillé et joueur, qui gagne à être considéré comme un vrai terrier plutôt que comme une peluche.

Est-il fait pour vous ?

Le Yorkshire convient à une grande variété de foyers, des personnes seules aux familles, à condition de ne pas le traiter comme un jouet. Avec les enfants, la prudence s'impose : sa petite taille le rend fragile, et les manipulations brusques peuvent le blesser. Il est donc mieux adapté à des enfants un peu grands, à qui l'on aura appris la douceur. Bien socialisé, il s'entend en général avec les autres animaux du foyer.

Sa taille en fait un compagnon parfaitement à l'aise en appartement, où il se dépense pour l'essentiel en intérieur. Il reste toutefois attaché à ses maîtres et supporte mal les longues journées de solitude. Accessible à des maîtres novices, il demande néanmoins une vraie éducation pour ne pas devenir capricieux ou aboyeur. Son entretien exigeant, s'il est gardé en poil long, mérite d'être anticipé, tout comme sa relative fragilité.

Activité et besoins

Contrairement à une idée reçue, le Yorkshire n'est pas un chien inactif. S'il se contente de moins d'exercice qu'un grand terrier, il a besoin de sorties quotidiennes, de jeux et de stimulation pour s'épanouir. Deux à trois promenades par jour, complétées de jeux d'intérieur et de petits exercices, suffisent généralement à son équilibre. Le sortir régulièrement lui fait aussi le plus grand bien sur le plan comportemental, en le confrontant au monde plutôt qu'en le cantonnant à la maison.

La stimulation mentale a toute son importance pour ce petit malin. Jeux de réflexion, apprentissage de tours et recherches de friandises l'occupent avec plaisir. Un Yorkshire suffisamment sorti et stimulé est un chien équilibré ; trop couvé et jamais sollicité, il peut devenir anxieux, capricieux ou excessivement aboyeur.

Santé

Avec une belle espérance de vie, souvent de treize à seize ans, le Yorkshire Terrier est un chien qui peut vivre longtemps, à condition de surveiller quelques points liés à sa petite taille. La luxation de la rotule est fréquente, tout comme le collapsus trachéal, un affaissement de la trachée qui provoque une toux caractéristique et incite à préférer le harnais au collier. Les problèmes dentaires, avec accumulation de tartre et perte de dents, sont également courants chez cette race miniature et demandent une hygiène bucco-dentaire suivie.

Parmi les affections héréditaires, on cite le shunt porto-systémique, une anomalie vasculaire du foie, la maladie de Legg-Perthes-Calvé chez le jeune chien, ainsi que des troubles oculaires comme la luxation du cristallin ou la sécheresse oculaire. Un élevage sérieux sélectionne des reproducteurs sains et vous informe des antécédents de la lignée. Chez le chiot, la vigilance porte aussi sur l'hypoglycémie, un risque connu chez les très petites races.

Maladies fréquentes
  • luxation de la rotule
  • collapsus trachéal
  • problèmes dentaires (tartre)
Prédispositions
  • shunt porto-systémique
  • maladie de Legg-Perthes-Calvé
  • luxation du cristallin
  • sécheresse oculaire (kératoconjonctivite)

Éducation

On sous-estime souvent l'éducation des très petits chiens, et le Yorkshire en fait fréquemment les frais. Intelligent et vif, il apprend pourtant très bien lorsqu'on s'y attelle sérieusement. Le renforcement positif, associé à de la constance, donne d'excellents résultats. L'écueil classique consiste à tout lui passer sous prétexte de sa taille : un Yorkshire sans règles devient vite un petit tyran aboyeur et difficile à canaliser.

Deux priorités se dégagent. La gestion des aboiements d'abord, à encadrer dès le plus jeune âge par des règles cohérentes plutôt que par l'agacement. La propreté ensuite, parfois plus longue à acquérir chez les races miniatures, qui demande patience et régularité. La socialisation précoce, avec les gens, les congénères et les situations du quotidien, complète utilement ces apprentissages et renforce son assurance naturelle.

Entretien

C'est le poste le plus exigeant chez le Yorkshire. Son poil long, fin et soyeux, proche du cheveu, ne possède pas de sous-poil : il perd donc très peu, un atout pour les personnes sensibles aux poils, mais il s'emmêle facilement et demande un entretien quotidien. Gardé en poil long, il réclame un brossage journalier et des soins réguliers pour éviter les nœuds. Beaucoup de maîtres optent pour une coupe courte, dite « puppy cut », bien plus facile à vivre, à entretenir chez un toiletteur toutes les six à huit semaines. Le bain est plus fréquent que chez d'autres races, compte tenu de la nature du poil. À cela s'ajoutent la surveillance des yeux, le nettoyage des oreilles, la coupe des griffes et, surtout, une hygiène dentaire rigoureuse.

Alimentation

Le Yorkshire a besoin d'une alimentation de qualité, adaptée aux très petites races, à son âge et à son activité. Sa ration est minuscule, ce qui rend la qualité d'autant plus importante et impose de doser les friandises avec parcimonie pour éviter le surpoids. Des croquettes de petite taille, adaptées à sa mâchoire, facilitent la prise alimentaire et participent à l'hygiène dentaire. Chez le chiot, des repas fractionnés limitent le risque d'hypoglycémie. L'eau fraîche doit rester disponible en permanence.

Histoire

Le Yorkshire Terrier est né au XIXe siècle dans les comtés industriels du nord de l'Angleterre, le Yorkshire et le Lancashire, où les ouvriers appréciaient ces petits chiens pour chasser les rats dans les filatures et les mines. Issu de plusieurs terriers aujourd'hui disparus ou modifiés, il fut progressivement affiné jusqu'à devenir le chien élégant que l'on connaît, adopté par la bonne société victorienne séduite par sa robe soyeuse. De ratier des faubourgs, il est ainsi devenu chien de salon, sans perdre son tempérament de terrier. En France, il a longtemps figuré parmi les races les plus populaires et demeure un compagnon très répandu, apprécié pour sa taille pratique et sa personnalité affirmée.

Questions fréquentes sur le Yorkshire Terrier

Le Yorkshire aboie-t-il beaucoup ?

Il a une nette tendance à donner de la voix, par vigilance ou par excitation. Ce n'est pas une fatalité : une éducation cohérente dès le plus jeune âge et une bonne socialisation limitent nettement les aboiements intempestifs.

Est-ce un chien fragile ?

Sa très petite taille le rend vulnérable aux chocs et aux chutes, et il est prédisposé à certains problèmes de rotule, de trachée et de dents. La manipulation doit être douce, d'où la prudence recommandée avec les jeunes enfants.

Faut-il obligatoirement l'entretenir en poil long ?

Non. Le poil long demande un entretien quotidien, mais beaucoup de maîtres optent pour une coupe courte, bien plus facile à vivre, réalisée chez un toiletteur toutes les six à huit semaines.

Perd-il ses poils ?

Très peu. Son poil, proche du cheveu et dépourvu de sous-poil, tombe peu, ce qui en fait un choix apprécié des personnes gênées par les poils. En revanche, il s'emmêle et nécessite un entretien régulier.

Quel budget prévoir ?

Comptez environ 800 à 1 500 euros à l'adoption pour un chiot LOF, puis 900 à 1 500 euros par an, en tenant compte du toilettage et des soins dentaires.

Le Yorkshire a-t-il besoin de beaucoup d'exercice ?

Moins qu'un grand terrier, mais ce n'est pas un chien inactif pour autant. Deux à trois promenades par jour, complétées de jeux d'intérieur et de petits exercices, suffisent à son équilibre. Le sortir régulièrement lui fait aussi du bien sur le plan du comportement.

Peut-il rester seul longtemps ?

Il le supporte mal. Très attaché à ses maîtres, il tolère difficilement les longues journées de solitude et peut développer de l'anxiété. Une habituation progressive et de quoi s'occuper aident, mais ce n'est pas un chien fait pour l'absence prolongée.

La propreté est-elle difficile à obtenir ?

Elle est parfois plus longue à acquérir que chez d'autres races, comme souvent chez les chiens miniatures. Cela demande de la patience et beaucoup de régularité, sans s'énerver. Sorties fréquentes et récompenses au bon endroit accélèrent l'apprentissage.

Pourquoi préférer un harnais au collier ?

Le Yorkshire est prédisposé au collapsus trachéal, un affaissement de la trachée qui provoque une toux caractéristique. Le harnais répartit la traction sur le poitrail et épargne le cou, contrairement au collier. C'est une précaution simple et utile chez cette race fragile de la trachée.

Convient-il à une famille avec de jeunes enfants ?

La prudence s'impose : sa très petite taille le rend fragile et une manipulation brusque peut le blesser. Il est mieux adapté à des enfants un peu grands, à qui l'on aura appris la douceur. Avec des enfants respectueux, la cohabitation se passe bien.

Guides pour aller plus loin

Sources

Notre méthode : sources publiques citées, contenus datés et relus.

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