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Springador

aussi appelé Springerdor

énergiquesociableavide de plairetravailleurjoueuramoureux de l'eau
Springador (robe noir) adulte en extérieur

Carte d'identité

Groupe FCI
Hors nomenclature FCI
Origine
Royaume-Uni, États-Unis
Taille
Grand
Poids
20 – 32 kg
Hauteur au garrot
46 – 61 cm
Espérance de vie
10 – 14 ans
Poil
Mi-long, Court
Robes
noir, chocolat, sable, foie et blanc, noir et blanc, unicolore ou panaché

Le Springador est le croisement d'un Springer Spaniel Anglais et d'un Labrador Retriever, deux chiens de chasse et de rapport parmi les plus appréciés au monde. Le résultat est un chien de taille moyenne à grande, sportif, sociable et avide de plaire, taillé pour l'action et la vie de famille active. Héritier de deux races de travail, il aime courir, rapporter et se jeter à l'eau à la moindre occasion. Comme tout croisement, il n'obéit à aucun standard, et sa taille comme son poil varient selon les parents. Une chose est sûre : ce n'est pas un chien pour les foyers sédentaires. Bien dépensé, le Springador est un compagnon équilibré, gai et attachant.

Caractère

Compatibilité

Prix d'acquisition700 – 1 500 €à l'achat ou l'adoption
Budget annuel1 100 – 1 700 €/analimentation, vétérinaire, entretien

Information santé : contenu informatif général, rédigé à partir des sources publiques citées en bas de page. Il ne remplace pas une consultation vétérinaire : en cas de doute sur la santé de votre chien, consultez un vétérinaire.

Caractère

Le Springador tient de deux races réputées pour leur gentillesse et leur envie de coopérer. Du Labrador, il hérite de la bonhomie, de la sociabilité et de cet attachement joyeux à l'humain ; du Springer, de l'entrain, de l'énergie et d'un tempérament de travailleur infatigable. Le mélange donne un chien enthousiaste, ouvert, qui adore participer et cherche constamment l'approbation de son maître.

C'est un compagnon équilibré et rarement agressif, davantage porté sur le jeu et l'affection que sur la méfiance. Sa grande sociabilité en fait un mauvais gardien : il accueille volontiers les visiteurs avec bienveillance. Son besoin d'action et de contact est en revanche considérable. Un Springador qui manque d'exercice et d'attention devient vite agité, brouillon et parfois destructeur, non par vice, mais par trop-plein d'énergie inemployée.

Est-il fait pour vous ?

Le Springador est un formidable chien de famille pour les foyers actifs. Patient et joueur, il s'entend à merveille avec les enfants et supporte bien l'animation d'une maisonnée. Il apprécie la compagnie de ses congénères et cohabite en général sans difficulté ; avec les chats, tout dépend de son niveau d'instinct de chasse, à évaluer et encadrer.

En appartement, il est peu à son aise : sa taille et son énergie réclament de l'espace et, surtout, beaucoup d'exercice. Un jardin ne remplace pas des sorties actives quotidiennes. Pour un premier chien, il reste envisageable pour des maîtres sportifs et disponibles, à condition de mesurer l'ampleur de ses besoins. Il déteste la solitude prolongée, qui le rend malheureux et agité.

Activité et besoins

Le Springador figure parmi les plus sportifs des croisements de ce type. Il lui faut au minimum une à deux heures d'activité soutenue par jour, et pas seulement de la marche en laisse : course, jeux de rapport, natation, longues balades en nature. L'eau exerce sur lui une attraction irrésistible, héritée de ses deux parents ; c'est souvent son activité favorite.

La dépense mentale compte tout autant. Jeux de recherche, apprentissage de nouveaux exercices, disciplines canines : solliciter sa tête le fatigue utilement et prévient l'ennui. Un Springador correctement employé est un chien calme et équilibré à la maison. Sous-stimulé, il compense par l'agitation, les bêtises et parfois des comportements compulsifs.

Santé

Le Springador peut hériter des prédispositions de ses deux races parentes, toutes deux de format moyen à grand. La dysplasie de la hanche et du coude figure en tête des points à surveiller, comme chez beaucoup de chiens actifs de cette taille. Les oreilles tombantes, communes aux deux lignées, favorisent par ailleurs les otites, qu'un contrôle régulier permet de prévenir.

Sur le plan héréditaire, l'atrophie rétinienne progressive concerne les deux races. Le Labrador apporte le risque de collapsus induit par l'effort et de myopathie centronucléaire, tandis que le Springer transmet parfois un déficit enzymatique, la déficience en phosphofructokinase. La tendance à l'embonpoint, très marquée du côté du Labrador, appelle une vigilance constante sur le poids. Là encore, l'idée d'un croisement automatiquement plus sain est à nuancer : seuls des reproducteurs testés (hanches, coudes, yeux, tests génétiques) et un élevage sérieux réduisent réellement ces risques.

Maladies fréquentes
  • dysplasie de la hanche
  • dysplasie du coude
  • otites
  • surpoids
Prédispositions
  • atrophie rétinienne progressive (deux lignées)
  • collapsus induit par l'effort (côté Labrador)
  • déficit en phosphofructokinase (côté Springer)
  • myopathie centronucléaire (côté Labrador)
  • variabilité individuelle (croisement non standardisé)

Éducation

Peu de chiens sont aussi faciles à éduquer que le Springador. Intelligent et désireux de plaire, il progresse remarquablement en renforcement positif et adore travailler avec son maître. Cette réceptivité est un atout précieux, à condition de canaliser son énergie et son enthousiasme parfois débordant, en particulier chez le jeune chien.

Deux axes structurent son éducation. Le rappel et le contrôle de l'excitation, d'abord, car ce chien vif tend à foncer vers ce qui l'intéresse, l'eau la première. L'occupation, ensuite : un Springador a besoin d'un « métier », même symbolique, sous forme de jeux de rapport, de flair ou d'activités canines. Une socialisation précoce achève de construire un adulte sûr et agréable.

Entretien

Côté pelage, le Springador est peu exigeant. Son poil court à mi-long, dense et résistant à l'eau, se contente d'un brossage hebdomadaire, à intensifier lors des mues, où il perd de façon notable. Le bain reste occasionnel, d'autant que ce chien se baigne souvent de lui-même dès qu'un point d'eau se présente.

Les oreilles réclament la plus grande attention : tombantes et parfois poilues, elles se contrôlent et se nettoient régulièrement, surtout après les baignades, pour éviter les otites. On coupe les griffes, on brosse les dents et l'on inspecte le pelage après les sorties en nature. L'entretien général reste simple pour un chien de cette taille.

Alimentation

Chien sportif et souvent gourmand, le Springador a besoin d'une alimentation de qualité, adaptée à son niveau d'activité réel et à son âge. La ration se mesure avec rigueur, car la tendance au surpoids héritée du Labrador est réelle et pèse sur les articulations. Chez le chiot de ce gabarit, une croissance maîtrisée protège le développement du squelette. De l'eau fraîche doit rester disponible en permanence, en particulier après l'effort.

Histoire

Le Springador s'inscrit dans la tradition des croisements entre chiens de chasse et de rapport, courants dans les milieux cynégétiques bien avant la mode des « designer dogs ». Marier un Springer et un Labrador, c'était réunir deux excellents auxiliaires de terrain, l'un spécialiste du levé de gibier, l'autre du rapport, pour obtenir un chien polyvalent, énergique et facile à dresser.

Il n'existe ni standard, ni club officiel reconnu par la FCI. La taille, la couleur et la texture du poil varient d'une portée à l'autre, selon les parents choisis. Ce croisement séduit surtout les familles actives et les amateurs de chiens de travail, plus que le marché des chiens de compagnie miniatures. La qualité et la santé d'un chiot dépendent, comme toujours, du sérieux de l'éleveur et des tests pratiqués sur les reproducteurs.

Questions fréquentes sur le Springador

Le Springador a-t-il besoin de beaucoup d'exercice ?

Oui, énormément. Il lui faut une à deux heures d'activité soutenue par jour, avec de la course, du rapport et, idéalement, de la natation. Ce n'est pas un chien adapté aux modes de vie sédentaires.

S'entend-il avec les enfants ?

Très bien. Sociable, patient et joueur, il fait un excellent compagnon de famille active, à condition d'encadrer les débuts et de canaliser son enthousiasme.

Peut-il vivre en appartement ?

Ce n'est pas idéal. Sa taille et son énergie s'accommodent mal d'un petit logement, sauf à compenser par un programme d'exercice très soutenu.

Perd-il ses poils ?

Oui, de façon modérée toute l'année et plus nettement lors des mues. Son poil reste simple à entretenir, avec un brossage hebdomadaire.

Quel budget prévoir ?

Environ 700 à 1 500 euros à l'achat, puis 1 100 à 1 700 euros par an d'entretien courant.

Sources

Notre méthode : sources publiques citées, contenus datés et relus.

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