Sloughi
aussi appelé Lévrier arabe, Lévrier berbère

Carte d'identité
- Groupe FCI
- Groupe 10, Lévriers
- Origine
- Maroc
- Taille
- Grand
- Poids
- 18 – 28 kg
- Hauteur au garrot
- 61 – 72 cm
- Espérance de vie
- 12 – 15 ans
- Poil
- Court
- Robes
- du sable clair au sable soutenu (fauve), avec ou sans masque noir, bringé, ou manteau noir
Le Sloughi est le lévrier du Maghreb, un chasseur élégant et sobre au regard empreint d'une douce mélancolie. Longtemps compagnon des tribus d'Afrique du Nord, qui le tenaient en grande estime, il chassait à vue le lièvre et la gazelle sur les terrains arides. Il en a gardé une silhouette sèche, une réserve profonde et une sensibilité extrême. Ce n'est pas un chien démonstratif : distant avec les inconnus, il réserve à sa famille un attachement intense et discret. Fier, digne et fin, le Sloughi demande à être compris et respecté. Bien accompagné, il devient un compagnon d'une loyauté rare, aussi silencieux qu'attachant.
Caractère
Compatibilité
Information santé : contenu informatif général, rédigé à partir des sources publiques citées en bas de page. Il ne remplace pas une consultation vétérinaire : en cas de doute sur la santé de votre chien, consultez un vétérinaire.
Caractère
Le Sloughi se distingue par sa réserve et sa dignité. Sensible à l'extrême, il noue avec son maître un lien profond, presque exclusif, et se montre par nature distant, voire méfiant, envers les étrangers. Cette retenue n'est pas de la peur ni de l'agressivité, mais une pudeur naturelle, un tempérament qui demande du temps et de la délicatesse pour se dévoiler.
Au sein de son foyer, il est doux, calme et discret, très attentif aux siens. Son fameux regard, un peu triste, traduit bien cette sensibilité à fleur de peau. Il supporte très mal la brusquerie, l'injustice ou les ambiances tendues, qui le blessent durablement. Comme tout lévrier, il conserve un instinct de poursuite marqué : ce coureur silencieux s'élance sans prévenir dès qu'une proie détale. Peu aboyeur, il reste globalement un chien tout en retenue.
Est-il fait pour vous ?
Le Sloughi convient à des maîtres calmes, patients et respectueux de sa sensibilité, capables d'accepter un chien réservé plutôt que fusionnel. Avec les enfants, il se montre tolérant s'ils sont respectueux et doux, mais il fuit l'agitation et préfère les foyers paisibles. Sa cohabitation avec d'autres chiens est en général possible ; celle avec un chat ou de petits animaux reste délicate en raison de son instinct de chasse.
Il peut vivre en intérieur, y compris en appartement, à condition de courir régulièrement et de bénéficier d'un cadre serein. Ce n'est pas un chien pour débutant : sa réserve, sa sensibilité et son indépendance demandent de l'expérience, une bonne connaissance des lévriers et une socialisation particulièrement soignée.
Activité et besoins
Le Sloughi est un athlète qui a besoin de se dépenser. Coureur endurant, il apprécie de galoper régulièrement dans un espace sûr, complété par de bonnes promenades. La poursuite à vue sur leurre canalise agréablement son instinct de chasse. Deux à trois sorties quotidiennes, dont au moins une occasion de courir, répondent bien à ses besoins.
À la maison, comme ses cousins lévriers, il se fait discret et calme, amateur de repos et de coins tranquilles. Son bien-être tient à cet équilibre entre dépense physique suffisante et environnement serein, à l'abri de l'agitation et du stress.
Santé
Le Sloughi est réputé pour sa rusticité et jouit d'une bonne longévité, souvent de douze à quinze ans. Il partage la sensibilité des lévriers à l'anesthésie, en raison de sa faible masse grasse : le vétérinaire doit en être informé avant toute intervention. Sa peau fine et son poil ras le rendent frileux et exposent à de petites coupures lors des courses.
La race peut être concernée par l'atrophie rétinienne progressive, dépistable chez les reproducteurs, et plus rarement par certaines affections auto-immunes. Sur le plan comportemental, sa grande sensibilité fait qu'un environnement agité ou une éducation dure lui conviennent mal et peuvent favoriser l'anxiété. Choisir un élevage sérieux, soucieux de la santé et de l'équilibre de ses reproducteurs, reste la meilleure garantie.
- sensibilité à l'anesthésie propre aux lévriers
- sensibilité au froid et peau fine
- atrophie rétinienne progressive (ARP)
- tempérament sensible, mal à l'aise dans les foyers agités
- petits traumatismes liés à la course
- affections auto-immunes (rare)
Éducation
L'éducation du Sloughi repose sur la confiance, la douceur et la constance. Sa sensibilité rend toute méthode coercitive non seulement inefficace, mais nuisible : la brusquerie le referme et abîme durablement la relation. Il faut privilégier le renforcement positif, la patience et le respect de son rythme, sans jamais forcer.
La socialisation précoce est absolument capitale pour tempérer sa réserve naturelle et l'aider à aborder sereinement les gens et les situations nouvelles. Sans elle, la méfiance peut virer à la crainte. Le rappel se travaille avec sérieux, mais reste soumis à l'instinct de poursuite ; les courses libres se réservent aux espaces clos. Avec un maître fin et bienveillant, le Sloughi révèle une belle capacité de coopération, fondée sur le lien plutôt que sur l'autorité.
Entretien
L'entretien du Sloughi est des plus simples. Son poil court et fin se contente d'un brossage hebdomadaire, voire d'un simple coup de gant, et de bains rares. La perte de poils reste modérée. Sa peau fine mérite une inspection après les sorties, pour repérer d'éventuelles coupures. Le reste se limite à la routine habituelle : contrôle des oreilles, coupe des griffes et hygiène dentaire.
Alimentation
Athlète sec et endurant, le Sloughi a besoin d'une alimentation de qualité, calée sur son activité. Sa silhouette naturellement fine, où les côtes se devinent, est normale et ne doit pas être confondue avec de la maigreur, tout en évitant le surpoids. Comme chez les autres lévriers de format moyen à grand, une gestion raisonnable des repas et un temps de repos autour de la ration sont recommandés. De l'eau fraîche reste disponible en permanence.
Histoire
Le Sloughi accompagne depuis des siècles les peuples d'Afrique du Nord, notamment au Maroc et dans les régions voisines, où il occupait une place privilégiée auprès des tribus. Considéré comme un chien noble, distinct des autres, il était choyé et utilisé pour la chasse à vue du gibier des zones arides, parfois de concert avec le faucon. Sa sélection s'est faite sur des critères d'efficacité, d'endurance et de résistance au climat. Introduit et reconnu en Europe, il y demeure une race confidentielle, préservée par des passionnés attachés à son type authentique et à son tempérament si particulier.
Questions fréquentes sur le Sloughi
Le Sloughi est-il un chien affectueux ?
Oui, mais de façon réservée et exclusive. Il s'attache intensément à sa famille, souvent à une personne en particulier, tout en restant distant avec les étrangers. Son affection est discrète mais profonde.
Pourquoi est-il si réservé avec les inconnus ?
C'est un trait de tempérament naturel de la race, une pudeur héritée de son histoire. Une socialisation précoce et soignée est indispensable pour qu'il aborde le monde avec confiance.
Convient-il à une famille avec enfants ?
Avec des enfants respectueux et dans un foyer calme, oui. Il supporte mal l'agitation et la brusquerie, et s'épanouit mieux dans un environnement paisible.
Craint-il le froid ?
Oui. Son poil ras, sa peau fine et sa faible masse grasse le rendent frileux. Un manteau est utile lors des sorties par temps froid ou humide.
Quel budget prévoir ?
Environ 1 000 à 1 800 euros à l'adoption pour un chiot LOF, puis de l'ordre de 1 000 à 1 500 euros par an d'entretien courant.
De combien d'exercice a-t-il besoin ?
Il lui faut se dépenser sérieusement. Coureur endurant, il apprécie de galoper régulièrement dans un espace sûr, complété par de bonnes promenades. Deux à trois sorties quotidiennes, dont au moins une occasion de courir, répondent bien à ses besoins.
Peut-il vivre en appartement ?
Oui, à condition de courir régulièrement et de bénéficier d'un cadre serein. À la maison, comme ses cousins lévriers, il se fait discret et calme, amateur de repos et de coins tranquilles.
Peut-on le lâcher en liberté ?
Seulement dans un espace clos. Comme tout lévrier, il conserve un instinct de poursuite marqué et s'élance sans prévenir dès qu'une proie détale. Son rappel se travaille avec sérieux mais reste soumis à cet instinct.
Est-il sensible à l'anesthésie ?
Oui, il partage la sensibilité des lévriers à l'anesthésie en raison de sa faible masse grasse. Le vétérinaire doit en être informé avant toute intervention afin d'adapter les doses.
Son poil demande-t-il beaucoup d'entretien ?
Très peu. Son poil court et fin se contente d'un brossage hebdomadaire, voire d'un simple coup de gant, et de bains rares. Après les sorties, il vaut mieux inspecter sa peau fine pour repérer d'éventuelles coupures.
Sources
Notre méthode : sources publiques citées, contenus datés et relus.
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