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BBChien

Shar Pei

aussi appelé Shar-Pei, Chinese Shar-Pei

calmeindépendantdigneloyalréservé avec les inconnusterritorial
Shar Pei (robe fauve) adulte en extérieur

Carte d'identité

Groupe FCI
Groupe 2, Pinscher, Schnauzer, Molossoïdes
Origine
Chine
Taille
Moyen
Poids
18 – 25 kg
Hauteur au garrot
44 – 51 cm
Espérance de vie
9 – 12 ans
Poil
Long, Dur, Court
Robes
fauve, rouge, crème, noir, bleu, lilas, sable, chocolat (toutes robes unies admises, museau parfois plus foncé)

Le Shar Pei compte parmi les races les plus anciennes de Chine, où il tenait autrefois le rôle de chien de ferme polyvalent avant de frôler la disparition au milieu du XXe siècle. On le reconnaît immédiatement à ses plis, à sa tête large surnommée « museau d'hippopotame » et à sa langue bleu-noir. Derrière ce physique unique se cache un chien posé, digne et très indépendant, attaché à ses maîtres mais peu porté sur les démonstrations. Ce n'est ni un boute-en-train ni le compagnon idéal d'un foyer qui cherche un chien facile à dresser. À qui respecte son tempérament réservé et sait rester calme et cohérent, il offre une présence tranquille et une loyauté discrète mais solide. Sa peau et ses yeux réclament en revanche une vigilance sanitaire particulière, qu'il vaut mieux mesurer avant de se décider.

Caractère

Compatibilité

Prix d'acquisition900 – 1 600 €à l'achat ou l'adoption
Budget annuel1 100 – 1 800 €/analimentation, vétérinaire, entretien

Information santé : contenu informatif général, rédigé à partir des sources publiques citées en bas de page. Il ne remplace pas une consultation vétérinaire : en cas de doute sur la santé de votre chien, consultez un vétérinaire.

Caractère

Le Shar Pei est un chien flegmatique à la maison, économe de ses aboiements et généralement peu agité une fois adulte. Il observe, il jauge, et il décide souvent par lui-même. Cette indépendance lui vaut une réputation de tête dure, un peu injuste : c'est surtout un chien qui a besoin de comprendre l'intérêt de ce qu'on lui demande avant de s'exécuter.

Avec les siens, il se montre fidèle et affectueux à sa façon, sans excès de contact. Vis-à-vis des inconnus, il reste sur la réserve et peut se montrer franchement distant. Son instinct de garde, hérité de son passé, s'exprime sans qu'on ait à l'encourager. La cohabitation avec d'autres chiens demande de la prudence, en particulier entre mâles, car il supporte mal l'intrusion sur ce qu'il considère comme son territoire. Une socialisation menée tôt et sans forcer adoucit nettement ces traits.

Est-il fait pour vous ?

Le Shar Pei convient à un maître calme, présent et un brin patient, capable d'apprécier un chien qui ne quête pas l'attention en permanence. Avec des enfants respectueux, la cohabitation se passe bien, à condition de leur apprendre à laisser le chien tranquille : ce n'est pas une race qui aime être bousculée ou portée. Sa tolérance envers les autres animaux est variable et souvent limitée, ce qui suppose des présentations progressives.

Sa faible dépense en fait un chien qui s'accommode plutôt bien d'un appartement, pourvu qu'il sorte régulièrement. En revanche, ce n'est pas un choix évident pour un premier chien : son caractère affirmé, sa sensibilité à la chaleur et ses besoins de santé demandent une certaine expérience, ou au moins l'envie de bien s'entourer. Un futur adoptant doit aussi intégrer le poste vétérinaire, qui pèse plus lourd que la moyenne sur cette race.

Activité et besoins

Le Shar Pei n'est pas un sportif. Deux promenades quotidiennes, quelques temps de jeu et un peu d'occupation mentale suffisent à son équilibre. Il apprécie les sorties tranquilles davantage que les longues courses. Attention à la chaleur : sa face un peu ramassée et sa peau épaisse le rendent sensible aux fortes températures, et l'effort par temps chaud doit être évité.

Ce profil peu dépensier ne dispense pas d'un minimum d'activité régulière. Un Shar Pei qui ne sort pas assez et s'ennuie peut prendre du poids et développer des habitudes indésirables. L'idéal reste une routine stable, avec des sorties à heures régulières et de courts jeux de réflexion à la maison.

Santé

C'est le point sur lequel l'adoption d'un Shar Pei se réfléchit sérieusement. L'espérance de vie tourne autour de neuf à douze ans, et la race cumule plusieurs prédispositions liées à sa morphologie. Les plis, surtout marqués chez les sujets très « plissés », favorisent les dermatites des plis lorsque l'humidité s'y installe. Les paupières peuvent s'enrouler vers l'intérieur (entropion) et blesser l'œil, un défaut qui nécessite parfois une correction chirurgicale. Les conduits auditifs étroits rendent les otites fréquentes.

La race est également connue pour la « fièvre familiale du Shar Pei », des épisodes de forte fièvre et de gonflement articulaire qui peuvent, à terme, favoriser une amyloïdose rénale, affection grave du rein. S'y ajoutent une sensibilité à l'hypothyroïdie et aux allergies cutanées. Face à ces risques, choisir un élevage sérieux fait toute la différence : privilégiez des reproducteurs peu excessivement plissés, aux yeux sains, et demandez les antécédents de santé de la lignée. Un suivi vétérinaire attentif tout au long de la vie du chien est ici une nécessité, pas une option.

Maladies fréquentes
  • dermatite des plis (intertrigo)
  • entropion
  • otites (conduit auditif étroit)
  • fièvre familiale du Shar Pei
Prédispositions
  • amyloïdose rénale
  • hypothyroïdie
  • allergies cutanées et atopie
  • luxation de la rotule
  • mucinose cutanée héréditaire

Éducation

L'éducation du Shar Pei repose sur la constance et le calme, jamais sur le rapport de force. Il se braque devant la brusquerie et se ferme si on le presse. Des séances courtes, cohérentes et positives donnent de bien meilleurs résultats que de longues répétitions. Posez tôt un cadre clair et tenez-le : ce chien intelligent teste volontiers les limites floues.

La socialisation est le chantier prioritaire. Multiplier calmement, dès le plus jeune âge, les rencontres avec des gens, des congénères et des environnements variés évite que la réserve naturelle ne glisse vers la méfiance excessive. Son instinct de garde étant déjà présent, l'objectif n'est pas de le stimuler, mais de lui apprendre à rester serein quand rien ne justifie de s'alarmer.

Entretien

Côté pelage, le Shar Pei est simple : son poil très court se contente d'un brossage hebdomadaire, un peu plus soutenu en période de mue. C'est la peau qui demande de l'attention. Les plis, en particulier autour de la tête, doivent être inspectés régulièrement, nettoyés et surtout bien séchés pour éviter macérations et irritations. Les oreilles se contrôlent souvent, compte tenu de l'étroitesse des conduits. Le reste relève de l'entretien courant : coupe des griffes, hygiène dentaire, surveillance des yeux. Les bains restent occasionnels et se terminent toujours par un séchage minutieux des replis.

Alimentation

Une alimentation de qualité, adaptée à l'âge et à un niveau d'activité modéré, aide à contenir le poids, ennemi des articulations et du dos. Beaucoup de Shar Pei présentant des sensibilités cutanées ou digestives, une nourriture simple et bien tolérée mérite d'être privilégiée, quitte à demander conseil à votre vétérinaire en cas d'allergie. La ration se fractionne idéalement en deux repas, et l'eau fraîche doit rester disponible en permanence, d'autant que la race supporte mal la chaleur.

Histoire

Originaire du sud de la Chine, le Shar Pei accompagnait les paysans comme chien de garde, de chasse et de troupeau, et fut aussi employé pour le combat. Son nom évoque la texture « sable » de son poil rêche. Au milieu du XXe siècle, les bouleversements traversés par la Chine faillirent lui être fatals : la population se réduisit à une poignée d'individus. Un appel lancé dans les années 1970 par un éleveur de Hong Kong permit de relancer la race, notamment aux États-Unis, où l'engouement fut vif. La sélection occidentale a parfois accentué les plis, ce qui explique les précautions de santé recommandées aujourd'hui. En France, le Shar Pei reste une race de niche, appréciée pour son allure singulière et son tempérament posé.

Questions fréquentes sur le Shar Pei

Le Shar Pei est-il un chien difficile à vivre ?

Non, mais c'est un chien de caractère. Calme et indépendant à la maison, il demande un maître cohérent, capable de poser un cadre clair sans brutalité. Bien socialisé, il se révèle un compagnon posé et loyal.

Pourquoi a-t-il autant de plis ?

Les plis font partie du type de la race, mais leur excès n'est pas un atout : trop marqués, ils favorisent les problèmes de peau. Un élevage responsable sélectionne des sujets aux plis mesurés, plus sains sur le long terme.

S'entend-il avec les autres chiens et les enfants ?

Avec des enfants respectueux, oui, à condition qu'on lui laisse ses moments de tranquillité. Avec les autres chiens, la cohabitation est plus délicate, surtout entre mâles, et demande une socialisation précoce.

Quels sont les principaux points de santé à surveiller ?

La peau et les plis, les yeux (entropion), les oreilles, ainsi que la fièvre familiale du Shar Pei et le risque rénal qui peut l'accompagner. Un suivi vétérinaire régulier est essentiel.

Quel budget prévoir ?

Comptez environ 900 à 1 600 euros à l'adoption pour un chiot LOF, puis 1 100 à 1 800 euros par an, un poste vétérinaire un peu plus élevé que la moyenne étant à anticiper.

Supporte-t-il la chaleur ?

Mal. Sa face un peu ramassée et sa peau épaisse le rendent sensible aux fortes températures. Il faut éviter l'effort par temps chaud, sortir aux heures fraîches et lui laisser de l'eau à disposition en permanence.

Peut-il vivre en appartement ?

Oui, plutôt bien. Sa faible dépense et son calme à la maison s'accommodent d'un logement en ville, à condition de le sortir régulièrement. Une routine stable, avec des sorties à heures régulières, lui convient.

Aboie-t-il beaucoup ?

Non, c'est un chien économe de ses aboiements. Il donne de la voix surtout dans son rôle de garde, quand quelque chose lui semble anormal sur son territoire, plutôt que pour un oui ou pour un non.

De combien d'exercice a-t-il besoin ?

Peu. Deux promenades quotidiennes, quelques temps de jeu et un peu d'occupation mentale suffisent à son équilibre. Ce n'est pas un sportif, mais un minimum d'activité régulière reste nécessaire pour éviter la prise de poids.

Quelle est son espérance de vie ?

Autour de neuf à douze ans, une longévité un peu inférieure à celle d'autres races de gabarit comparable. Ses prédispositions liées à la peau, aux yeux et aux reins expliquent en partie ce chiffre et justifient un suivi vétérinaire attentif.

Sources

Notre méthode : sources publiques citées, contenus datés et relus.

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