Poitevin

Carte d'identité
- Groupe FCI
- Groupe 6, Chiens courants
- Origine
- France
- Taille
- Grand
- Poids
- 28 – 33 kg
- Hauteur au garrot
- 60 – 72 cm
- Espérance de vie
- 11 – 13 ans
- Poil
- Court
- Robes
- tricolore (manteau noir ou plages noires, blanc, marques feu), louvet (poil de loup), blanc et orange
Le Poitevin est l'un des plus élégants et des plus rapides chiens courants de France, un grand chasseur de meute réputé pour son endurance et sa vitesse. Longiligne, racé et infatigable, il fut jadis le chien du loup dans le Haut-Poitou avant de se consacrer au grand gibier. Doté d'un nez sûr et d'une gorge ample, il mène la voie avec panache. Sociable et doux avec les hommes, il reste avant tout un athlète de la chasse, dont l'équilibre exige une dépense hors norme. C'est un compagnon splendide pour un veneur ou un sportif accompli, mais un choix inadapté à la vie sédentaire.
Caractère
Compatibilité
Information santé : contenu informatif général, rédigé à partir des sources publiques citées en bas de page. Il ne remplace pas une consultation vétérinaire : en cas de doute sur la santé de votre chien, consultez un vétérinaire.
Caractère
Le Poitevin réunit la fougue du grand chien de chasse et la douceur du chien de meute. Sur la piste, il se distingue par son ardeur, sa vitesse et une remarquable qualité de nez, servie par une voix puissante et bien timbrée. C'est un chien passionné, capable de mener une traque toute la journée sans faiblir, animé d'une énergie qui force l'admiration.
Au repos, il révèle un tempérament sociable et affectueux, très attaché à ses semblables et à ses maîtres. Habitué à la vie de groupe, il supporte mal la solitude et recherche la compagnie. Sans agressivité envers l'homme, il n'a rien d'un gardien. Comme tout chien courant, il conserve son indépendance de chasseur : une fois lancé, il n'écoute plus guère que son instinct.
Est-il fait pour vous ?
Avec les enfants, le Poitevin se montre gentil et bon vivant, à condition de tenir compte de sa taille et de son exubérance lors des jeux. Il vit en excellente entente avec les autres chiens, dont la présence lui est presque nécessaire. Sa cohabitation avec les chats et les petits animaux est en revanche délicate, son puissant instinct de chasse reprenant vite le dessus.
Ce grand coureur n'est absolument pas fait pour l'appartement ni pour un débutant citadin. Il lui faut de l'espace, de longues heures d'activité et, idéalement, un vrai travail. Confiné, il s'ennuie profondément et se dégrade. Sa place naturelle est à la campagne, aux côtés d'un veneur, d'un chasseur ou d'un maître très sportif, capable de canaliser son formidable moteur.
Activité et besoins
Le Poitevin est un athlète de haut niveau, taillé pour la course et l'endurance. C'est probablement le plus exigeant des grands chiens courants français en matière de dépense. La chasse en meute reste son activité de prédilection, combinant idéalement l'effort physique et le travail du nez. À défaut, il faut des sorties très longues, du canicross, de l'accompagnement à vélo ou à cheval et des exercices de pistage.
Une simple promenade ne suffira jamais à ce chien. Sous-employé, il exprime sa frustration par des aboiements, des fugues et des dégradations. Seule une fatigue saine, née d'une véritable activité, lui apporte la sérénité. Adopter un Poitevin, c'est s'engager à lui consacrer beaucoup de temps et d'espace.
Santé
Sélectionné pour le travail et la rusticité, le Poitevin présente une santé généralement solide et vit en moyenne onze à treize ans. Sa vie de chasse l'expose surtout aux blessures, corps étrangers et parasites, qu'il faut rechercher après chaque sortie. Ses oreilles tombantes le prédisposent aux otites, à contrôler régulièrement.
Comme les races de grand format, il peut être touché par la dysplasie de la hanche et du coude. Sa poitrine profonde le rend sensible à la torsion de l'estomac, une urgence vitale que l'on prévient en fractionnant les repas et en évitant l'effort à leurs abords. Un éleveur attentif à la santé et aux qualités de travail de ses lignées offre le meilleur départ possible.
- dysplasie de la hanche
- otites
- torsion de l'estomac
- blessures de chasse
- dysplasie du coude
- affections oculaires
Éducation
L'éducation du Poitevin repose sur la douceur, la constance et la compréhension de sa nature de chasseur. Il n'est pas désobéissant par principe : il coopère volontiers tant que l'appel du gibier ne l'emporte pas. Les méthodes positives, fondées sur la motivation et la récompense, lui conviennent bien mieux que la fermeté brutale, qui l'inhibe.
Le rappel demeure l'écueil majeur, particulièrement difficile à sécuriser chez un chien aussi rapide et passionné. On le travaille dès le plus jeune âge et on le renforce sans relâche, sans jamais présumer d'un contrôle parfait en terrain découvert. La socialisation, à l'inverse, se déroule aisément tant ce chien est ouvert et confiant. L'enjeu principal reste de lui offrir un exutoire à la mesure de son énergie.
Entretien
L'entretien du Poitevin est minimal. Son poil ras et fin se contente d'un brossage hebdomadaire pour retirer les poils morts et entretenir sa brillance, complété d'un bain occasionnel. La vigilance se porte surtout sur les oreilles, à nettoyer et sécher régulièrement, en particulier après les sorties humides, et sur l'examen de la peau et des coussinets au retour du terrain. Coupe des griffes et hygiène dentaire achèvent une routine sans complication.
Alimentation
Grand sportif, le Poitevin a besoin d'une alimentation riche et de qualité, adaptée à un niveau d'activité très variable selon la saison. En pleine chasse, ses dépenses sont considérables et sa ration doit suivre ; au repos, on la réduit pour éviter tout embonpoint, néfaste à ses articulations. Chez ce chien à poitrine profonde, mieux vaut fractionner les repas et ménager un temps calme avant et après, afin de limiter le risque de torsion gastrique. De l'eau fraîche doit rester accessible en permanence.
Histoire
Le Poitevin est une race ancienne et prestigieuse, née dans le Haut-Poitou où de grands équipages chassaient jadis le loup. Réputé pour sa vitesse, son endurance et son nez, il était l'un des chiens courants les plus estimés pour la chasse à courre du gros gibier. Décimé au XVIIIe siècle par une épidémie de rage, il fut reconstitué par la suite, parfois avec l'apport de sang anglais, avant de retrouver son type et ses qualités. Aujourd'hui, la disparition du loup l'a orienté vers le cerf et le sanglier. La race demeure surtout entretenue dans les équipages de vénerie et chez quelques éleveurs passionnés, garants de son élégance et de son aptitude au travail.
Questions fréquentes sur le Poitevin
Le Poitevin est-il vraiment un chien rapide ?
Oui, c'est l'un des chiens courants les plus véloces et les plus endurants de France. Cette qualité, précieuse à la chasse, implique un besoin de dépense considérable dans la vie de tous les jours.
Peut-il vivre en famille sans chasser ?
Seulement au prix d'une activité intense et quotidienne remplaçant la chasse. Ce grand athlète a besoin de longues heures d'effort, faute de quoi il s'ennuie et devient ingérable.
S'entend-il avec les autres chiens ?
Parfaitement. Chien de meute par excellence, il recherche la compagnie de ses congénères et supporte difficilement l'isolement.
Est-il agressif ou méfiant ?
Non. Doux et sociable avec les humains, il n'a aucun tempérament de garde. Toute son énergie se tourne vers la quête du gibier.
Convient-il à un premier chien ?
Rarement. Son gabarit, sa fougue, son besoin d'espace et son rappel délicat réclament de l'expérience ou, à défaut, une grande disponibilité et l'envie de se former.
S'entend-il avec les chats et les petits animaux ?
La cohabitation est délicate. Son puissant instinct de chasse reprend vite le dessus face à un animal qui court. Une habituation très précoce et beaucoup de prudence sont nécessaires, sans garantie.
Supporte-t-il la solitude ?
Mal. Habitué à la vie de meute, il recherche la compagnie et supporte difficilement l'isolement. Des absences prolongées favorisent l'ennui, les aboiements et les dégradations.
Aboie-t-il beaucoup ?
Il a une voix puissante et bien timbrée, héritée de son travail de chien courant. Sa jauge d'aboiement est élevée, et un chien sous-employé donne facilement de la voix. Une vraie dépense quotidienne limite ce comportement.
Est-il exposé à la torsion de l'estomac ?
Oui, sa poitrine profonde le rend sensible à cette urgence vitale. On la prévient en fractionnant les repas et en évitant l'effort intense juste avant et après. Il peut aussi être touché par la dysplasie de la hanche et du coude.
Quel budget prévoir ?
Environ 600 à 1 000 euros à l'adoption pour un chiot LOF, puis 1 000 à 1 500 euros par an d'entretien courant. Ce budget annuel tient compte de l'alimentation soutenue d'un grand chien très actif.
Sources
Notre méthode : sources publiques citées, contenus datés et relus.
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