Drever
aussi appelé Basset Suédois, Swedish Dachsbracke

Carte d'identité
- Groupe FCI
- Groupe 6, Chiens courants
- Origine
- Suède
- Taille
- Moyen
- Poids
- 14 – 16 kg
- Hauteur au garrot
- 30 – 38 cm
- Espérance de vie
- 12 – 15 ans
- Poil
- Dur, Court
- Robes
- toutes les couleurs admises (fauve, noir et feu, tricolore...) avec des marques blanches obligatoires bien visibles
Le Drever, parfois appelé Basset Suédois, est un chien courant à pattes courtes et au corps allongé, très populaire dans son pays d'origine. Descendant de bassets allemands importés en Suède au début du XXe siècle, il a été façonné pour traquer le chevreuil, le lièvre et le renard sans les affoler, en menant sa quête d'un pas régulier plutôt qu'à vive allure. Cette méthode de chasse posée reflète bien son caractère : gai, sociable, tenace et doté d'une belle voix. Plus compact que la plupart des courants, il s'adapte un peu mieux à la vie de famille, tout en conservant un vrai besoin d'exercice et l'instinct de suivre les pistes. Robuste et bon vivant, c'est un compagnon attachant pour qui aime la nature.
Caractère
Compatibilité
Information santé : contenu informatif général, rédigé à partir des sources publiques citées en bas de page. Il ne remplace pas une consultation vétérinaire : en cas de doute sur la santé de votre chien, consultez un vétérinaire.
Caractère
Le Drever est un chien enjoué et sociable, apprécié pour sa bonne humeur et son attachement à sa famille. Sous ses airs de petit courant tranquille se cache un chasseur déterminé et persévérant, capable de suivre une piste avec application et de donner de la voix avec une puissance surprenante pour sa taille. Cette voix sonore, atout majeur à la chasse, mérite d'être connue avant l'adoption.
À la maison, il se révèle affectueux, vif et plutôt facile à vivre, ce qui le distingue de courants plus indépendants ou plus exigeants. Attentif et alerte, il signale volontiers les allées et venues, sans agressivité. Habitué à travailler et à cohabiter, il supporte assez mal la solitude prolongée. C'est un chien équilibré et chaleureux, qui conjugue le tempérament du chasseur et la douceur du compagnon de foyer.
Est-il fait pour vous ?
Avec les enfants, le Drever se montre le plus souvent patient, joueur et affectueux, sa sociabilité et sa taille modérée en faisant un bon compagnon familial. Habitué à la présence de ses congénères, il s'entend en général bien avec les autres chiens. La cohabitation avec un chat ou de petits animaux demande davantage de prudence, son instinct de poursuite restant présent face à ce qui détale.
Plus compact et plus adaptable que la plupart des courants, il peut vivre en appartement à condition de bénéficier de longues sorties quotidiennes et d'un vrai exutoire à son énergie, sa voix sonore restant toutefois à prendre en compte en habitat rapproché. Son tempérament facile le rend un peu plus accessible à un maître débutant motivé, pour peu que celui-ci soit disponible et prêt à couvrir son besoin d'exercice. C'est un chien qui aime la nature et les sorties, avant tout.
Activité et besoins
Malgré ses pattes courtes, le Drever est un chien actif et endurant, taillé pour de longues sorties à un rythme régulier. La simple promenade urbaine ne suffit pas à l'équilibrer : il lui faut du terrain, des balades étendues et de quoi exercer son flair. Randonnée, pistage de loisir ou chasse encadrée conviennent parfaitement à son tempérament. Associer la dépense physique à la stimulation olfactive est la meilleure façon de le rendre serein.
Un Drever qui manque d'activité s'ennuie et l'exprime par des aboiements, de l'agitation et des envies de fugue. Ces comportements traduisent un besoin insatisfait plutôt qu'un défaut de caractère. Il convient toutefois d'éviter les efforts inadaptés à sa morphologie, comme les sauts répétés ou les descentes d'escaliers brutales, qui sollicitent son dos allongé.
Santé
Robuste et rustique, le Drever jouit d'une bonne santé générale et d'une longévité appréciable, vivant couramment de douze à quinze ans. Sa morphologie particulière impose néanmoins quelques précautions.
Son corps allongé et ses pattes courtes le rendent plus sensible que la moyenne aux problèmes de dos, notamment aux hernies discales : il faut limiter les sauts, aménager l'accès aux endroits en hauteur et surtout maintenir un poids de forme, car chaque kilo superflu pèse directement sur sa colonne. Ses oreilles tombantes le prédisposent aux otites, à surveiller après les sorties. La vie de chasse l'expose aux tiques, aux petites plaies et aux parasites. Enfin, sa gourmandise et sa silhouette compacte le rendent enclin à l'embonpoint, principal ennemi de ses articulations et de son dos, ce qui fait de la gestion de la ration un enjeu de santé central.
- otites (oreilles tombantes)
- surpoids (silhouette allongée)
- blessures et parasites de chasse
- problèmes de dos (hernie discale) liés au corps allongé
- arthrose favorisée par l'embonpoint
Éducation
Assez coopératif et attaché à son maître, le Drever apprend correctement pour un chien courant. Le renforcement positif, la constance et des séances courtes donnent de bons résultats, tandis que la dureté serait mal vécue et contre-productive. Sa gaieté et sa gourmandise sont d'excellents leviers de motivation, à condition de rester patient face à son petit côté têtu.
Le rappel demeure le point de vigilance, comme chez tous les chiens de nez. Lancé sur une piste, il devient nettement moins réceptif, même si sa vitesse modérée laisse un peu plus de marge que chez les courants rapides. Un travail précoce du rappel, dans un cadre sécurisé, et l'usage de la longe dans les espaces ouverts restent recommandés. La socialisation dès le plus jeune âge conforte son heureux naturel sociable.
Entretien
L'entretien courant du Drever est des plus simples. Son poil court et dense se contente d'un brossage hebdomadaire, un peu plus soutenu au moment des mues, et le bain reste occasionnel. La surveillance des oreilles, à nettoyer régulièrement pour prévenir les otites, constitue un point d'attention important, aux côtés du contrôle des griffes, des dents et des coussinets après les sorties en nature.
Alimentation
Chez le Drever, l'alimentation est un véritable outil de santé. Sa tendance à l'embonpoint et la fragilité de son dos imposent une ration mesurée, de qualité, ajustée à son activité réelle, avec une vigilance permanente sur le poids de forme. Les friandises, utiles à l'éducation, doivent être comptabilisées dans la ration quotidienne. Comme chez tout chien profond de poitrine, mieux vaut fractionner les repas et éviter de le nourrir juste avant ou après un effort. De l'eau fraîche doit rester disponible en permanence.
Histoire
Le Drever descend de bassets allemands, en particulier du Basset de Westphalie, importés en Suède au début du XXe siècle pour la chasse au chevreuil et au petit gibier. Les chasseurs suédois appréciaient ces chiens bas sur pattes, capables de suivre une piste sans précipiter le gibier, ce qui permettait de le rabattre calmement vers le tireur. Sélectionné et fixé sur place, le type prit le nom de Drever et connut un succès rapide et durable dans le pays, où il figure aujourd'hui parmi les chiens de chasse les plus répandus, tout en restant peu connu ailleurs en Europe.
Questions fréquentes sur le Drever
Le Drever a-t-il des problèmes de dos comme le teckel ?
Son corps allongé le rend plus sensible aux soucis de dos, dont les hernies discales, même si sa morphologie est moins extrême que celle du teckel. Limiter les sauts et maintenir un poids de forme sont les meilleures préventions.
Peut-il vivre en appartement ?
Oui, plus facilement que la plupart des courants, grâce à sa taille modérée. Il lui faut toutefois de longues sorties quotidiennes, et sa voix sonore est à prendre en compte en habitat rapproché.
Est-ce un bon chien de famille ?
Oui, gai, sociable et affectueux, il s'intègre bien à la vie de famille, notamment avec les enfants, à condition de couvrir son besoin d'exercice.
Aboie-t-il beaucoup ?
Il donne facilement de la voix, avec une puissance surprenante pour sa taille. Cette tendance de chien courant se canalise en partie par l'exercice et l'éducation, sans disparaître totalement.
Quel budget prévoir ?
Environ 700 à 1 300 euros à l'acquisition, puis 900 à 1 400 euros par an d'entretien courant.
Sources
Notre méthode : sources publiques citées, contenus datés et relus.
Commentaires
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