Deerhound
aussi appelé Lévrier écossais, Scottish Deerhound

Carte d'identité
- Groupe FCI
- Groupe 10, Lévriers
- Origine
- Royaume-Uni
- Taille
- Très grand
- Poids
- 34 – 50 kg
- Hauteur au garrot
- 71 – 80 cm
- Espérance de vie
- 8 – 11 ans
- Poil
- Dur
- Robes
- gris-bleu (recherché), gris, bringé, fauve, jaune, souvent avec des marques plus sombres
Le Deerhound, ou lévrier écossais, est un géant au poil dur et à l'âme douce. Sélectionné dans les Highlands pour chasser le cerf, il en a gardé une taille imposante, une force tranquille et une endurance de coureur des landes. Sa robe grise et hirsute, sa barbe légère et son regard doux lui donnent une allure noble et un peu mélancolique. Derrière ce physique de guerrier se cache pourtant l'un des tempéraments les plus aimables qui soient : courtois, calme, profondément attaché aux siens, le Deerhound est un géant paisible. Il demande de l'espace, un budget adapté et l'acceptation d'une longévité malheureusement plus courte, propre aux très grands chiens.
Caractère
Compatibilité
Information santé : contenu informatif général, rédigé à partir des sources publiques citées en bas de page. Il ne remplace pas une consultation vétérinaire : en cas de doute sur la santé de votre chien, consultez un vétérinaire.
Caractère
Le Deerhound est un modèle de douceur et de dignité. Calme, courtois et sensible, il s'attache profondément à sa famille et apprécie une présence proche, sans être envahissant. Sa taille impressionne, mais son tempérament rassure : c'est un chien posé, aimable, dénué d'agressivité, qui traverse la vie avec une sorte de sérénité tranquille.
Avec les inconnus, il se montre réservé mais poli, jamais méfiant à l'excès. Son absence d'instinct de garde en fait un piètre chien de protection, tant il est avenant. Peu aboyeur, il se signale rarement. Sur le terrain, en revanche, l'ancien chasseur de cerf reprend ses droits : son instinct de poursuite se réveille devant une proie, et sa puissance de galop est impressionnante. Ce contraste entre la douceur du foyer et l'ardeur de la course définit toute la personnalité du Deerhound.
Est-il fait pour vous ?
Le Deerhound convient à des maîtres disposant d'espace et prêts à accueillir un très grand chien. Doux et patient, il s'entend bien avec les enfants, même si sa taille impose la surveillance avec les plus petits, qu'il pourrait bousculer sans le vouloir. Il apprécie la compagnie d'autres chiens. La cohabitation avec un chat ou de petits animaux reste délicate, en raison de son instinct de chasse.
La vie en appartement lui convient mal : il a besoin de place pour se mouvoir et d'un accès régulier à de grands espaces sécurisés pour galoper. Ce n'est pas un chien pour débutant, non par difficulté de caractère, mais parce que sa gestion, son budget, ses besoins de santé et sa longévité plus courte demandent de la préparation.
Activité et besoins
Le Deerhound a besoin de galoper. Ces courses régulières, dans un lieu vaste et sûr, sont indispensables à son équilibre physique et mental. C'est un sprinteur d'endurance, à l'aise sur de longues foulées. En dehors de ces moments d'effort, c'est un chien remarquablement calme, qui apprécie le repos et occupe volontiers de grands coussins.
Un point de vigilance concerne le jeune Deerhound : sa croissance est longue et son squelette fragile durant cette période. Il faut doser l'exercice avec prudence chez le chiot et le jeune chien, en évitant les efforts violents et prolongés tant que l'ossature n'est pas mature.
Santé
La longévité du Deerhound est malheureusement plus courte que celle des lévriers de format moyen, souvent de huit à onze ans, comme chez la plupart des très grands chiens. Sa faible masse grasse le rend sensible à l'anesthésie, une information capitale pour le vétérinaire. Sa poitrine profonde l'expose au syndrome de dilatation-torsion de l'estomac, une urgence vitale qui justifie de fractionner les repas et de ménager le repos autour des rations.
La race est particulièrement concernée par la cardiomyopathie dilatée et par l'ostéosarcome, une tumeur osseuse fréquente chez les grands lévriers et principale cause de mortalité. On connaît aussi un déficit en facteur VII, touchant la coagulation, et de possibles shunts porto-systémiques du foie, dépistables. Sa peau fine et son format le rendent sensible au froid et à l'humidité. Choisir un élevage attentif à la santé cardiaque et générale de ses lignées est ici essentiel.
- sensibilité à l'anesthésie propre aux lévriers
- dilatation-torsion de l'estomac
- cardiomyopathie dilatée
- ostéosarcome (fréquent chez les grands lévriers)
- déficit en facteur VII (coagulation)
- shunt porto-systémique
- sensibilité au froid
Éducation
Le Deerhound s'éduque avec douceur et sans heurt. Sensible et coopératif, il répond bien au renforcement positif et déteste la brusquerie. Il n'a pas la promptitude d'obéissance d'un chien de berger, mais il apprend volontiers les bases quand on les lui enseigne avec patience et bienveillance. Les séances gagnent à rester courtes et positives.
La socialisation précoce l'aide à devenir un géant équilibré et sûr de lui. Le rappel se travaille sérieusement, mais reste soumis à l'instinct de poursuite propre aux lévriers ; les courses libres se réservent aux espaces clos et sécurisés. Compte tenu de sa force, l'apprentissage de la marche en laisse et des bonnes manières dès le plus jeune âge est particulièrement précieux.
Entretien
La robe dure et hirsute du Deerhound est plus simple à entretenir qu'il n'y paraît. Un brossage hebdomadaire suffit en temps normal, à intensifier lors des mues. Un entretien manuel occasionnel, par épilage, aide à conserver la texture du poil et à retirer les poils morts. La barbe et le pourtour de la bouche se nettoient au besoin. Le reste relève de la routine : contrôle des oreilles, coupe des griffes et hygiène dentaire.
Alimentation
Très grand chien à poitrine profonde, le Deerhound demande une alimentation de qualité et une gestion rigoureuse des repas. Fractionner la ration et imposer un temps de repos avant et après le repas réduit le risque de torsion de l'estomac. Chez le chiot, une croissance maîtrisée, ni trop rapide ni trop riche, protège un squelette qui met du temps à se construire. Sa silhouette doit rester sèche et musclée, sans surpoids. De l'eau fraîche reste disponible en permanence, sans grandes prises brutales autour de l'effort.
Histoire
Le Deerhound est un lévrier d'Écosse, associé de longue date à la chasse au cerf dans les Highlands. Sa taille et sa puissance lui permettaient de poursuivre et de maîtriser un gibier redoutable sur des terrains accidentés. Longtemps privilège des grands clans et de la noblesse écossaise, il a connu des périodes de raréfaction avant d'être sauvegardé par des passionnés au XIXe siècle. Chanté par les poètes et les romanciers de l'époque romantique, il incarne une part de l'imaginaire des Highlands. Aujourd'hui, le Deerhound reste une race rare, préservée par une communauté d'amateurs fidèles à son type et à son tempérament.
Questions fréquentes sur le Deerhound
Le Deerhound est-il un bon chien de garde ?
Non, et c'est à mettre à son crédit de compagnon. Trop aimable et avenant, il n'a aucun instinct de protection et accueille les visiteurs avec courtoisie plutôt qu'avec méfiance.
Peut-il vivre en appartement ?
Difficilement. Sa taille et son besoin de galoper dans de grands espaces plaident pour une maison avec accès à des terrains sécurisés. Il lui faut de la place, à l'intérieur comme à l'extérieur.
Faut-il ménager le chiot ?
Oui. Sa croissance est longue et son ossature fragile jusqu'à maturité. Il faut doser l'exercice, éviter les efforts violents et surveiller son alimentation durant cette période.
Pourquoi sa longévité est-elle plus courte ?
Comme la plupart des très grands chiens, le Deerhound vit moins longtemps, souvent de huit à onze ans. C'est une réalité à accepter avant d'accueillir un géant.
Quel budget prévoir ?
Environ 1 300 à 2 200 euros à l'adoption pour un chiot LOF, puis de l'ordre de 1 400 à 2 200 euros par an, l'entretien d'un très grand chien étant coûteux.
S'entend-il avec les chats ?
La cohabitation est délicate. Ancien chasseur de cerf, il garde un instinct de poursuite marqué qui complique la vie avec un chat ou de petits animaux. Avec ses congénères, en revanche, il est sociable.
Aboie-t-il beaucoup ?
Très peu. C'est un chien remarquablement silencieux, qui se signale rarement. Son absence d'instinct de garde en fait d'ailleurs un piètre gardien, mais un compagnon paisible.
Le rappel est-il fiable ?
Il se travaille sérieusement, mais reste soumis à l'instinct de poursuite propre aux lévriers. Les courses libres se réservent à des espaces clos et sécurisés, indispensables à son équilibre.
Quels sont ses principaux risques de santé ?
On surveille la cardiomyopathie dilatée et l'ostéosarcome, fréquent chez les grands lévriers. Sa faible masse grasse le rend sensible à l'anesthésie, et sa poitrine profonde l'expose à la torsion de l'estomac.
Craint-il le froid ?
Oui, malgré sa robe dure. Sa peau fine et sa faible masse grasse le rendent sensible au froid et à l'humidité, ce qui invite à le protéger par mauvais temps.
Sources
Notre méthode : sources publiques citées, contenus datés et relus.
Commentaires
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