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Chien du Pharaon

aussi appelé Pharaoh Hound, Kelb tal-Fenek

vifalerteaffectueuxindépendantsensiblejoueurréservé avec les inconnus
Chien du Pharaon (robe fauve) adulte en extérieur

Carte d'identité

Groupe FCI
Groupe 5, Spitz et types primitifs
Origine
Malte
Taille
Moyen
Poids
18 – 27 kg
Hauteur au garrot
53 – 63 cm
Espérance de vie
12 – 14 ans
Poil
Dur, Court
Robes
fauve, roux, isabelle, marques blanches admises au bout de la queue, au poitrail et aux doigts

Le Chien du Pharaon, ou Kelb tal-Fenek, est le chien national de Malte, où il chasse le lapin depuis des siècles sur les terrains secs de l'archipel. Malgré son nom évocateur et son allure de statue égyptienne, il s'agit d'une race méditerranéenne rustique, taillée pour la course et l'endurance. Élancé, athlétique, le poil ras couleur de sable, il possède un charme singulier et une particularité attendrissante : lorsqu'il est heureux ou excité, son nez et l'intérieur de ses oreilles rosissent, et il donne l'impression de sourire. Vif, alerte et affectueux avec les siens, c'est un chien primitif qui a gardé un fort instinct de chasse et un caractère indépendant. Il demande de l'exercice, de la douceur dans l'éducation et un maître capable d'accepter sa nature entière.

Caractère

Compatibilité

Prix d'acquisition1 200 – 2 000 €à l'achat ou l'adoption
Budget annuel900 – 1 400 €/analimentation, vétérinaire, entretien

Information santé : contenu informatif général, rédigé à partir des sources publiques citées en bas de page. Il ne remplace pas une consultation vétérinaire : en cas de doute sur la santé de votre chien, consultez un vétérinaire.

Caractère

Le Chien du Pharaon associe la sensibilité d'un lévrier à la vivacité d'un chien primitif. Avec sa famille, il est démonstratif et attaché, joueur, parfois cabotin, et il apprécie la compagnie humaine bien plus que la solitude. Cette proximité affective contraste avec sa réserve envers les inconnus, qu'il observe d'abord à distance avant d'accorder sa confiance. Rien d'agressif dans cette prudence : c'est un chien courtois, mais qui ne se donne pas au premier venu.

Son héritage de chasseur reste très présent. Le Chien du Pharaon repère et poursuit tout ce qui bouge, mobilisant à la fois sa vue perçante et son odorat. Alerte et attentif, il donne volontiers de la voix pour signaler ce qui l'intrigue. Sa sensibilité, enfin, est réelle : il supporte mal la brusquerie et réagit bien plus à la voix douce et à la cohérence qu'à l'autorité pesante.

Est-il fait pour vous ?

Avec les enfants, le Chien du Pharaon se montre en général affectueux et joueur, à condition d'encadrer les débuts et de respecter ses temps de repos. Avec ses congénères, l'entente dépend de la socialisation, mais reste souvent bonne. La cohabitation avec des chats ou de petits animaux est en revanche compliquée par son instinct de prédation, qui se déclenche au moindre mouvement rapide et demande une vigilance de tous les instants.

La vie en appartement n'est pas son cadre idéal. Ce chien a besoin d'espace pour courir et d'une dépense quotidienne réelle ; enfermé sans exutoire, il s'ennuie et se frustre. Un logement avec accès à un extérieur clos lui convient mieux, à condition que la clôture soit haute et solide, car c'est un excellent sauteur. Pour un premier chien, il reste envisageable auprès d'un maître sportif et disponible, prêt à composer avec son indépendance.

Activité et besoins

C'est un athlète, et il faut le traiter comme tel. Le Chien du Pharaon a besoin de courir, pas seulement de marcher. De longues promenades, des sessions de course en terrain sécurisé, des jeux qui sollicitent son corps et son flair couvrent l'essentiel de ses besoins. Les disciplines qui mettent en valeur sa vitesse, comme la poursuite à leurre sur terrain clos, lui conviennent particulièrement et canalisent son instinct.

Sa sensibilité au froid mérite d'être anticipée. Poil ras et faible masse grasse le rendent frileux : par temps froid ou humide, un manteau et des sorties raccourcies sont souvent nécessaires. À l'inverse, il apprécie la chaleur et le soleil, fidèle à ses origines méditerranéennes. Un Chien du Pharaon suffisamment dépensé est calme et agréable à la maison ; sous-stimulé, il devient nerveux et difficile.

Santé

Le Chien du Pharaon est une race rustique, globalement saine, dont l'espérance de vie se situe le plus souvent entre douze et quatorze ans. Peu de maladies héréditaires majeures y sont recensées, ce qui constitue l'un de ses atouts, mais quelques particularités méritent l'attention.

Comme d'autres chiens fins et musclés à faible masse grasse, il présente une sensibilité accrue à l'anesthésie, dont votre vétérinaire doit être informé avant toute intervention. Sa morphologie le rend également frileux et sujet aux inconforts par temps froid. On rencontre par ailleurs des luxations de la rotule, quelques allergies cutanées et des affections oculaires occasionnelles. Son thorax profond invite enfin à la prudence vis-à-vis de la torsion de l'estomac, avec des repas fractionnés et du calme après les repas. Choisir un éleveur attentif à la santé de ses lignées reste la meilleure garantie.

Maladies fréquentes
  • sensibilité au froid (poil ras, peu de graisse)
  • sensibilité à l'anesthésie
  • allergies cutanées
Prédispositions
  • luxation de la rotule
  • torsion de l'estomac (races au thorax profond)
  • affections oculaires occasionnelles

Éducation

Le Chien du Pharaon apprend volontiers, mais à sa manière. Sensible et fier, il se ferme face à la contrainte et donne le meilleur de lui-même dans une relation fondée sur la douceur, le jeu et la récompense. Les séances gagnent à être courtes, variées et motivantes, car il se lasse de la répétition mécanique. Sa part d'indépendance suppose qu'on accepte une obéissance moins immédiate que celle d'un chien de berger.

Le rappel constitue le point le plus délicat. Une fois lancé sur une piste ou une proie, ce chasseur peut faire la sourde oreille et parcourir de longues distances. On le travaille tôt, avec patience, et on privilégie la longe et les espaces clos pour les moments de liberté. La socialisation précoce, elle, tempère sa réserve naturelle et l'aide à aborder sereinement les gens, les lieux et les autres animaux.

Entretien

Sur le plan de l'entretien, le Chien du Pharaon est particulièrement facile. Son poil ras et brillant se contente d'un brossage occasionnel, à l'aide d'un gant ou d'une brosse douce, pour retirer les poils morts et faire luire la robe. La perte de poils reste modérée et sans commune mesure avec celle des spitz à sous-poil dense.

Le bain est rarement nécessaire, ce chien restant naturellement propre. Le reste se limite à l'hygiène courante : contrôle des oreilles, coupe des griffes, surveillance des yeux et soins dentaires réguliers. Sa faible exigence d'entretien compense en partie ses besoins élevés d'exercice.

Alimentation

Chien sportif au métabolisme actif, le Chien du Pharaon a besoin d'une alimentation de qualité, adaptée à sa dépense réelle et à son âge. La ration se calcule pour maintenir une silhouette sèche et musclée, sans excès de graisse. Compte tenu de son thorax profond, mieux vaut fractionner les repas, éviter l'effort juste après avoir mangé et surveiller tout signe d'inconfort digestif. De l'eau fraîche doit rester disponible en permanence, surtout après la course.

Histoire

Le Chien du Pharaon est étroitement lié à Malte, où il chasse le lapin depuis des siècles sur les terrains rocailleux de l'archipel, guidé par une combinaison rare de vue et d'odorat. Son nom et son allure ont longtemps nourri l'idée d'une filiation directe avec les chiens de l'Égypte antique, image séduisante que les études génétiques modernes ont nuancée : il s'agit avant tout d'une race méditerranéenne ancienne, façonnée par son usage de chasse insulaire. Reconnu et diffusé au XXe siècle au-delà de Malte, il demeure une race rare, appréciée des amateurs pour son élégance et son tempérament.

Questions fréquentes sur le Chien du Pharaon

Le Chien du Pharaon descend-il vraiment des chiens de l'Égypte antique ?

Son allure et son nom l'ont longtemps laissé croire, mais les analyses génétiques modernes montrent qu'il s'agit avant tout d'une race méditerranéenne ancienne, développée à Malte. La légende reste belle, la réalité un peu différente.

Pourquoi dit-on qu'il rougit ?

Lorsqu'il est heureux ou excité, son nez et l'intérieur de ses oreilles prennent une teinte rosée, et son expression donne l'impression d'un sourire. C'est un trait charmant et bien réel de la race.

Peut-on le laisser courir librement ?

Avec prudence. Son instinct de chasse peut lui faire ignorer le rappel une fois lancé. On privilégie les espaces clos et la longe, et on travaille le rappel tôt et patiemment.

Supporte-t-il le froid ?

Assez mal. Son poil ras et sa faible masse grasse le rendent frileux. Par temps froid ou humide, un manteau et des sorties plus courtes sont souvent utiles.

Est-il facile à entretenir ?

Oui, très. Son poil court ne demande qu'un brossage occasionnel, il perd peu et reste naturellement propre, ce qui limite les bains au strict nécessaire.

S'entend-il avec les chats ?

La cohabitation est compliquée. Son instinct de chasse se déclenche au moindre mouvement rapide et demande une vigilance constante. Avec un chat de la maison, une socialisation dès le plus jeune âge aide, sans garantir un résultat fiable.

Combien d'exercice lui faut-il ?

Beaucoup, et surtout de la course. Ce chien athlétique a besoin de longues sorties et de sessions de course en terrain sécurisé, pas seulement de marche. La poursuite à leurre sur terrain clos canalise bien son instinct. Sous-stimulé, il devient nerveux.

Faut-il une clôture particulière ?

Oui, haute et solide. C'est un excellent sauteur, capable de franchir des barrières sous-dimensionnées. Un extérieur bien clos est nécessaire pour le laisser évoluer en sécurité.

Quels points de santé surveiller ?

La race est globalement saine, avec peu de maladies héréditaires majeures. On note toutefois une sensibilité accrue à l'anesthésie, à signaler au vétérinaire, ainsi que des luxations de la rotule et un thorax profond qui invite à la prudence face à la torsion de l'estomac.

Quel budget prévoir ?

Comptez environ 1 200 à 2 000 euros pour un chiot LOF, race rare en France, puis de l'ordre de 900 à 1 400 euros par an. Son entretien facile limite les frais de toilettage.

Sources

Notre méthode : sources publiques citées, contenus datés et relus.

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