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Azawakh

aussi appelé Lévrier du Sahel

réservéfierindépendantsensiblevigilantprofondément lié à sa famille
Azawakh (robe fauve à sable (clair à foncé), bringé, noir, bleu, gris, marron, avec des marques blanches, l'ensemble des robes étant admis) adulte en extérieur

Carte d'identité

Groupe FCI
Groupe 10, Lévriers
Origine
Mali
Taille
Grand
Poids
15 – 25 kg
Hauteur au garrot
60 – 74 cm
Espérance de vie
12 – 15 ans
Poil
Court
Robes
fauve à sable (clair à foncé), bringé, noir, bleu, gris, marron, avec des marques blanches, l'ensemble des robes étant admis

L'Azawakh est un lévrier venu du Sahel, sélectionné par les peuples nomades du Mali, du Niger et du Burkina Faso pour chasser et garder les campements. Sa silhouette est saisissante : longiligne à l'extrême, tout en muscles secs et en ossature apparente, il donne une impression de finesse presque sculpturale. Mais ce qui distingue vraiment l'Azawakh, c'est son tempérament. Plus gardien que la plupart des lévriers, il est réservé, fier et profondément lié à sa famille, tout en se montrant distant, voire méfiant, envers les étrangers. Sensible et indépendant, extrêmement frileux du fait de sa maigreur naturelle, c'est un chien fascinant qui demande une réelle expérience.

Caractère

Compatibilité

Prix d'acquisition1 500 – 2 500 €à l'achat ou l'adoption
Budget annuel1 000 – 1 500 €/analimentation, vétérinaire, entretien

Information santé : contenu informatif général, rédigé à partir des sources publiques citées en bas de page. Il ne remplace pas une consultation vétérinaire : en cas de doute sur la santé de votre chien, consultez un vétérinaire.

Caractère

L'Azawakh est un chien de caractère, à la personnalité marquée. Réservé et fier, il noue avec sa famille un lien intense et privilégié, tout en gardant une distance nette avec les inconnus. Cette méfiance envers l'étranger, plus prononcée que chez les autres lévriers, tient à son passé de gardien des campements sahéliens : l'Azawakh a longtemps veillé autant qu'il a couru.

Au sein de son groupe, il est attaché, sensible et attentif, mais jamais démonstratif à l'excès. Vigilant, il signale les intrus et se tient sur ses gardes face à la nouveauté. Sensible, il supporte mal la brusquerie et l'injustice. Comme tout lévrier, il conserve un fort instinct de poursuite, qui s'exprime au moindre mouvement de proie. Ce mélange de réserve, de vigilance et de loyauté fait de lui un compagnon aussi exigeant que fascinant.

Est-il fait pour vous ?

L'Azawakh convient à des maîtres expérimentés, calmes et respectueux, capables de comprendre un chien à la fois indépendant, sensible et méfiant envers les étrangers. Avec les enfants de la famille, s'il a grandi avec eux, il peut être doux, mais sa réserve et sa sensibilité le destinent plutôt à des foyers posés et à des enfants respectueux. La cohabitation avec d'autres chiens est possible ; celle avec un chat ou de petits animaux reste délicate en raison de son instinct de chasse.

Il peut vivre en intérieur, y compris en appartement, à condition de courir régulièrement et de bénéficier d'un cadre serein. En revanche, ce n'est vraiment pas un chien pour débutant : son tempérament de gardien, sa sensibilité, son indépendance et sa méfiance naturelle demandent de solides connaissances et une socialisation particulièrement rigoureuse.

Activité et besoins

L'Azawakh est un athlète du désert, vif et endurant, qui a besoin de se dépenser réellement. Le galop régulier, dans un espace sûr, est essentiel à son équilibre, complété par de bonnes promenades. La poursuite à vue sur leurre lui offre un exutoire idéal pour son instinct de course. Un Azawakh qui ne peut pas courir suffisamment accumule tension et frustration.

À la maison, une fois ses besoins comblés, il redevient un chien calme, qui apprécie les coins confortables et la chaleur. Sa maigreur naturelle et son poil quasi inexistant le rendent en effet très frileux : il recherche activement les sources de chaleur et supporte mal le froid.

Santé

L'Azawakh est réputé rustique et jouit d'une bonne longévité, souvent de douze à quinze ans. Sa particularité la plus marquante tient à sa masse grasse quasi nulle, qui accentue encore la sensibilité des lévriers à l'anesthésie : c'est une information absolument capitale à transmettre au vétérinaire, qui adaptera scrupuleusement ses protocoles. Cette même maigreur, associée à un poil très ras, en fait l'un des chiens les plus sensibles au froid : un manteau est indispensable dès que les températures baissent.

Sa peau fine et fragile s'expose aux petites coupures lors des courses. La race peut par ailleurs être concernée par l'épilepsie, certaines affections auto-immunes et l'hypothyroïdie, points que les élevages sérieux s'efforcent de surveiller. Compte tenu de la rareté de la race et de son patrimoine génétique, le choix d'un éleveur rigoureux et attentif est particulièrement important.

Maladies fréquentes
  • sensibilité extrême à l'anesthésie (masse grasse quasi nulle)
  • grande sensibilité au froid
  • peau fine et fragile
Prédispositions
  • épilepsie
  • affections auto-immunes
  • hypothyroïdie
  • petits traumatismes liés à la course

Éducation

L'éducation de l'Azawakh est un travail de finesse. Sensible, fier et indépendant, il n'accepte ni la contrainte ni la brutalité, qui ne font que le braquer. La relation doit se construire sur la confiance, le respect et la douceur, avec beaucoup de patience et de cohérence. On obtient sa coopération par le lien, jamais par la force.

La socialisation précoce est absolument primordiale, plus encore que chez les autres lévriers, pour canaliser sa méfiance naturelle et éviter qu'elle ne dérive vers la crainte ou la réactivité. Il faut lui faire rencontrer, en douceur et positivement, une grande variété de personnes et de situations dès le plus jeune âge. Le rappel se travaille sérieusement, sans jamais négliger l'instinct de poursuite ; les courses libres se réservent aux espaces clos et sécurisés.

Entretien

L'entretien de l'Azawakh est minimal. Son poil très court et fin ne réclame qu'un coup de gant ou de brosse douce de temps à autre, et il ne perd presque rien. Sa peau fine mérite une inspection après les sorties, pour repérer d'éventuelles coupures. Le reste se limite à la routine habituelle : contrôle des oreilles, coupe des griffes et hygiène dentaire. En contrepartie de cette simplicité, il faut penser à sa protection contre le froid, qui relève du soin quotidien en saison fraîche.

Alimentation

Longiligne et naturellement sec, l'Azawakh a besoin d'une alimentation de qualité, adaptée à son activité. Sa silhouette très fine, où l'ossature et les muscles se dessinent nettement, est conforme au type de la race et ne doit surtout pas être « corrigée » par une suralimentation : l'Azawakh doit rester sec. Une ration mesurée et de bons apports suffisent à ce sportif léger. De l'eau fraîche reste disponible en permanence, en particulier après l'effort.

Histoire

L'Azawakh tire son nom d'une vallée du Sahel, à la croisée du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Chez les peuples nomades de cette région, il occupait une double fonction : chasser à vue le gibier des zones désertiques et veiller sur les campements et les troupeaux. Sélectionné dans un environnement d'une extrême dureté, il a développé endurance, sobriété et résistance, ainsi qu'un attachement fort à son groupe humain. Introduit en Occident dans la seconde moitié du XXe siècle et reconnu par la suite, il demeure une race rare, préservée par une communauté de passionnés soucieux de respecter son type et son tempérament d'origine.

Questions fréquentes sur le Azawakh

L'Azawakh est-il un chien de garde ?

Plus que les autres lévriers, oui. Son passé de gardien des campements lui a laissé un instinct de vigilance et une méfiance envers les étrangers. Il signale les intrus et veille sur les siens, tout en restant un lévrier avant tout.

Craint-il beaucoup le froid ?

Énormément. Sa masse grasse quasi nulle et son poil très ras en font l'un des chiens les plus frileux. Un manteau est indispensable dès que les températures baissent, et il recherche naturellement la chaleur.

Pourquoi la sensibilité à l'anesthésie est-elle si importante chez lui ?

Sa maigreur naturelle, avec presque aucune graisse corporelle, accentue la sensibilité déjà propre aux lévriers. Le vétérinaire doit impérativement en être informé pour adapter tout protocole anesthésique.

Convient-il à un premier chien ?

Non, ce n'est pas recommandé. Son tempérament réservé et vigilant, sa sensibilité et son indépendance demandent de l'expérience et une socialisation particulièrement soignée.

Quel budget prévoir ?

Environ 1 500 à 2 500 euros à l'adoption pour un chiot LOF, puis de l'ordre de 1 000 à 1 500 euros par an d'entretien courant.

Peut-il cohabiter avec un chat ?

C'est délicat. Comme tout lévrier, l'Azawakh garde un fort instinct de poursuite qui se déclenche au moindre mouvement rapide. La cohabitation reste possible avec un chat rencontré très jeune et une introduction prudente, mais elle demande de la vigilance, et les petits animaux restent à risque.

Peut-il vivre en appartement ?

Oui, à condition de pouvoir courir régulièrement dans un espace sûr et de bénéficier d'un cadre calme. Une fois ses besoins de dépense comblés, l'Azawakh est un chien tranquille à l'intérieur, qui recherche le confort et la chaleur. Sans ces sorties, il accumule tension et frustration.

Perd-il beaucoup ses poils ?

Non, très peu. Son poil est court, fin et presque inexistant, ce qui limite la perte à un niveau minime. Un coup de gant ou de brosse douce de temps à autre suffit à l'entretenir.

Supporte-t-il de rester seul ?

Il tolère une solitude modérée s'il a été habitué progressivement et s'il s'est dépensé au préalable. Sensible et attaché à sa famille, il vit mal les absences trop longues ou répétées. Un rythme régulier et une bonne dépense l'aident à patienter sereinement.

Quelle taille atteint-il adulte ?

C'est un grand chien longiligne : de 60 à 74 cm au garrot pour un poids compris entre 15 et 25 kg seulement. Sa silhouette très sèche, où l'ossature et les muscles se dessinent nettement, est conforme au type de la race et ne doit pas être corrigée par une suralimentation.

Sources

Notre méthode : sources publiques citées, contenus datés et relus.

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