Aller au contenu
BBChien

Actualités · Société

Chute dans un ravin pendant la promenade du soir : son chien l'attendait sur le chemin

Dans la nuit du 6 août, un homme de 78 ans a basculé d'un sentier de montagne alors qu'il sortait son chien à 22 h 30. Deux heures ont été nécessaires aux secouristes pour l'extraire des ronces.

Publié le 8 août 2026

Un chien attend sur un sentier de montagne éclairé par une lampe frontale, à la nuit tombée

La scène est rapportée par La Dépêche du Midi, d'après le récit du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de Luchon publié dans La Gazette du Comminges. Dans la nuit du jeudi 6 août, un habitant de 78 ans promenait son chien vers 22 h 30, lampe frontale sur la tête, sur le chemin qui relie Saint-Aventin à Benque-Dessous-et-Dessus, en Haute-Garonne. Il a trébuché sur le sentier et basculé dans un ravin situé plus de cinq mètres en dessous.

Deux heures pour couper les ronces

Quatre militaires du PGHM sont partis dès l'alerte. L'homme n'avait pas perdu connaissance et a pu appeler avec son téléphone portable, ce que le commandant du PGHM de Luchon, Sébastien Lucena, souligne comme déterminant. Le fond du ravin était encombré d'un enchevêtrement de ronces et d'arbustes qu'il a fallu tailler, de nuit, dans une forte pente, avant même de pouvoir atteindre la victime et la sécuriser. « Il nous a fallu batailler presque deux heures », résume l'officier.

Pendant toute l'opération, le chien est resté en haut du chemin, à attendre son maître. Ramené à Saint-Aventin par les secouristes, l'homme a été transporté par les pompiers à l'hôpital de Saint-Gaudens, où une fracture du fémur a été diagnostiquée, en plus de nombreuses égratignures. Ses jours ne sont pas en danger.

La promenade du soir, un moment plus risqué qu'il n'y paraît

Sortir le chien avant la nuit fait partie de la routine de millions de foyers français, et l'immense majorité de ces sorties se passe sans histoire. Mais la promenade tardive cumule plusieurs facteurs de risque : visibilité réduite, relief mal perçu, sol détrempé ou glissant, et souvent un itinéraire fait tellement de fois qu'on ne le regarde plus. En zone de montagne, un bord de sentier peut se dérober sans prévenir.

Quelques réflexes limitent les dégâts, et l'affaire de Saint-Aventin en montre un par l'exemple :

  • Le téléphone chargé et sur soi, pas dans une poche de veste laissée à la maison. C'est ce qui a permis l'alerte ici. Le 112 fonctionne partout en Europe, et l'application d'alerte des secours peut transmettre votre position.
  • Prévenir quelqu'un de l'itinéraire et de l'heure de retour prévue quand on part seul le soir.
  • Deux sources de lumière plutôt qu'une : une frontale peut tomber ou s'éteindre dans la chute.
  • Se rendre visible avec un brassard ou un gilet réfléchissant, pour soi comme pour le chien, notamment si la promenade longe une route.
  • Rester à distance des bords sur les chemins en balcon, surtout si le chien tire en laisse.

Et le chien, dans tout ça

Un chien qui reste sur place près du lieu de l'accident est le meilleur des scénarios : il signale la présence d'une personne aux secours et ne se met pas lui-même en danger. Rien ne garantit ce comportement, en revanche. Un chien affolé peut fuir, traverser une route ou suivre l'odeur de son maître dans une pente où il ne pourra pas remonter.

Deux points valent d'être vérifiés avant la prochaine sortie nocturne. D'abord l'identification : puce ou tatouage, obligatoires en France pour tout chien, avec des coordonnées à jour dans le fichier I-CAD. C'est ce qui permet de retrouver un animal récupéré à des kilomètres de là. Ensuite le rappel et la marche en laisse : un chien qui répond et qui ne tire pas déséquilibre beaucoup moins son maître sur un terrain difficile.

À savoir enfin, les secours en montagne de la Haute-Garonne enchaînent les interventions, avec 236 opérations comptabilisées en 2025 selon La Dépêche du Midi. Toutes ne concernent pas des alpinistes : une promenade de vingt minutes à cinq cents mètres de chez soi peut aussi mal tourner.